Parmi les questions mignonnes et rigolotes qu’on a pu me poser en atelier, il y a celle-ci : « Le greenwashing, c’est quand on lave son linge sans polluer la planète ? ». Juste trop mignon pour passer à côté et ne pas y répondre ici ! Alors, au final, c’est quoi le greenwashing ? Comment l’expliquer à nos enfants de façon simple ? C’est parti !

C’est quoi le greenwashing : une manipulation des entreprises

On utilise beaucoup ce terme anglais, mais il existe aussi deux mots français pour dire la même chose : écoblanchiment et verdissage.

Quand on se pose la question « C’est quoi le greenwashing ? », on pense à première vue à de la lessive, mais ce n’est pas vraiment le cas ! Le terme « verdissage » est un peu plus transparent et permet de comprendre plus facilement.

Le greenwashing ou verdissage, ce sont en fait des techniques que certaines entreprises utilisent pour « verdir » l’image que l’on perçoit d’elles. Par « verdir », on veut dire qu’elles font semblant d’être plus écologiques, alors qu’elles ne le sont pas.

Ces entreprises se servent juste de l’écologie pour vendre plus de produits

C'est quoi le greenwashing - Exemple des gobelets en plastique

L’économie du « vert »

Les consommateurs, comme vous et moi, se soucient de plus en plus de leurs achats et de leurs impacts sur la planète et sur notre santé. Nous essayons de privilégier les produits locaux, fabriqués en France, biologiques, respectueux de l’environnement. Une autre façon de consommer est de vendre ou donner les objets dont on ne se sert plus, et d’acheter d’occasion.

Les entreprises l’ont bien compris, et ont parfois trouvé le moyen d’en profiter. Pour nous pousser à acheter leurs produits, certaines n’hésitent pas à nous induire en erreur. En mettant du vert sur leurs emballages, ou en utilisant les mots « vegan » ou « naturel » pour des produits qui n’ont aucune raison de ne pas l’être. Elles prennent parfois des engagements écologiques qu’elles ne tiendront pas.

C'est quoi le greenwashing - Exemple de KitKat

Quelques exemples concrets pour comprendre « c’est quoi le greenwashing »

Prenons l’exemple des voitures dites « propres ». Les constructeurs communiquent beaucoup sur la consommation écologique de ces véhicules. Plus besoin de carburant, moins d’émission de gaz à effet de serre. Mais elles ne parlent pas des batteries qui ne sont pas recyclables. Ni de l’électricité qui recharge les batteries, qui est encore très rarement « verte ».

Certaines entreprises parlent énormément des arbres qu’elles plantent. Elles donnent ainsi une bonne image d’elles-mêmes. Mais cela ne les empêche pas d’investir dans les énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon), ou encore d’utiliser des modes de production extrêmement polluants.

Il faut également se méfier des labels. Ils doivent être décernés par des organismes indépendants. Mais parfois, certaines entreprises créent leur propre label et se le décernent à elles-mêmes. C’était le cas de Renault, avec le label Renault Eco.

C'est quoi le greenwashing

Comment s’y retrouver ?

Attention, toutes les entreprises ne font pas du greenwashing, et heureusement ! Malheureusement, celles qui en font portent préjudices à celles qui font de gros efforts pour avoir une vraie démarche écologique. En effet, on n’arrive pas toujours à s’y retrouver et à déceler le vrai du faux…

Des applications et sites Internet existent pour nous aider à y voir plus clair :

  • Le site Ecocompare.com nous permet d’entrer le code-barre d’un produit et de voir comment il est fabriqué, s’il a des labels, s’il est biodégradable, recyclable…
  • L’application Yes we green nous donne les bonnes adresses près de chez nous, pour mieux consommer : marchés, ateliers de réparation, AMAP, friperies…
  • L’application Yuka nous aide à classer les produits en fonction de leur impacts sur notre santé.

C’est quoi le greenwashing : le vrai / faux

Répondez en famille à ces questions par VRAI OU FAUX. L’objectif : vous entraîner à déceler les astuces des entreprises qui font du greenwashing :

  • Quand je vois un packaging (emballage) avec du vert dessus, je vérifie avant tout que le produit a un label biologique (européen ou français) ? – VRAI (le label AB (agriculture biologique) est le plus connu et on peut s’y fier.
  • A partir du moment où une étiquette indique « éco-conçu », je ne me soucie pas de savoir d’où il vient. – FAUX : la provenance est aussi très importante car les vêtements peuvent venir de loin, ce qui n’est pas écologique, et parfois de pays avec des normes sociales peut respectueuses des travailleurs. Il faut privilégier la production française, voire européenne.
  • S’il y a écrit sur un paquet de biscuits « allégé en sucres », « sans huile de palme » ou autre, je peux foncer ! – FAUX : il vaut mieux vérifier rapidement la liste des ingrédients, pour être sûr que ces produits n’ont pas été remplacés par des cochonneries. Par exemple, l’huile de palme remplacée par de l’huile de coprah (aussi mauvaise aux niveaux nutritionnel et environnemental…).
  • C’est trop compliqué de se renseigner sur la provenance et la composition de tous les produits… – VRAI et FAUX : c’est vrai, on ne peut pas se renseigner sur tous les produits qu’on achète, MAIS des applications existent pour nous y aider. De plus, une plateforme recense toutes les marques vertueuses : Dream Act (https://dreamact.eu/fr/) et a déjà fait tout le travail pour nous !

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